Les fondateurs du scoutisme

  • Lord Baden Powell
  • Olave Baden Powell
  • Le père Jacques Sevin
  • Le Chanoine Cornette
  • L’abbé d’Andréis
  • Le Père Forestier
  • Le Père Doncoeur
  • Les créateurs


    Personnages importants

  • Guillaumet
  • De Jean Paul II à Benoît XVI
  • Luigi et Maria Quattrocchi premier couple béatifié
  • Bienheureux Charles de Foucauld
  • Sainte Faustine
  • Bienheureux Marcel Callo
  • Sainte Claire


    Autres sujets

  • Les chimères de la drogue



     

    Les créateurs

    Après avoir parlé des trois religieux par qui le scoutisme catholique s’est implanté en France, voici une présentation de laïcs qui ont contribué à son développement et à son enracinement.

    Paul Coze aux Etats-Unis, auprès des indiens qu'il s'attachait à défendre

    Paul Coze et édouard de Macédo ont joué un rôle déterminant dans la création des premières unités des Scouts de France.
    Paul Coze a vécu en Egypte, alors sous mandat britannique, où travaillait son père. C’est là qu’avec son frère Marcel, il a découvert le scoutisme, qui s’y implantait très rapidement après sa fondation, comme dans toutes les colonies et dépendances de l’Empire. Alexandrie comptait également une troupe italienne dans laquelle les deux frères rentrèrent et fondèrent chacun une patrouille.
    Rentrés en France, à la déclaration de guerre en 1914, les deux garçons rêvaient de retrouver le scoutisme qui les avait enthousiasmés. C’est ainsi qu’ils ont fait connaître le livre éclaireurs de Baden Powell au prêtre qui leur enseignait le catéchisme.

    Les deux premiers chefs de patrouille des Scouts de France
    Ce prêtre, l’abbé Cornette, a décidé alors de créer les Entraîneurs de Saint Honoré d’Eylau en 1916, d’où sortirent les Scouts de France. (Voir les revues 80 et 81). Paul et Marcel ont été les deux premiers chefs de patrouille de cette troupe.
    Edouard de Macédo
    Paul Coze a continué de jouer un rôle important pour le développement des Scouts de France. Il a été le premier rédacteur de la revue, le premier détenteur de la badge de bois attribuée aux chefs diplômés de Chamarande. Il a occupé le poste de commissaire national scoutisme à sa création. Plus tard, il s’est passionné pour la cause des Indiens d’Amérique, jusqu’à s’installer définitivement auprès des tribus qu’il avait approchées. C’est lui qui a contribué à implanter dans le scoutisme un certain nombre de coutumes d’origine indienne.
    édouard de Macédo était plus âgé que Paul Coze. Il était tertiaire dominicain et animait des activités pour les jeunes dans la paroisse Saint Honoré d’Eylau, lorsque l’abbé Cornette l’a sollicité pour devenir, en 1918, le premier chef de ses Entraîneurs. Il a été membre fondateur des Scouts de France, a participé au Jamboree d’Olympia et a dirigé les 4 troupes de Saint Honoré d’Eylau (les 1ère, 2ème, 5ème et 6ème Paris). Il a aussi dirigé la province d’île-de-France, organisé l’association en trois branches et confié au futur père Forestier la création de la Route.
    Son rôle a encore augmenté après l’éviction du père Sevin, puisqu’il a reçu la direction de la revue Le Chef, et les missions de commissaire fédéral et de commissaire national Route.
    En 1934, il a quitté toutes ses fonctions pour retourner au Brésil, dont il était originaire… où l’archevêque de Rio lui a confié la direction des scouts catholiques.
    De caractère discret, il a fortement contribué à adapter la pratique et l’organisation du scoutisme au génie propre de la France, évitant une simple copie du modèle anglais : « Il me semble nécessaire que la France ait une organisation nettement catholique de vrai scoutisme. »








    Les Chefs Scouts

    Le général Louis de Maud'huy

    Lorsqu’un mouvement se crée, son essor est facilité par l’appui qu’il reçoit de personnalités en vue. Pour les Scouts de France, à leur création en 1920, ce rôle a été tenu successivement par les généraux de Maud’huy et de Salins. Ces deux généraux étaient auréolés de leur rôle pour la reprise du fort de Douaumont en 1916. Louis de Maud’huy est devenu membre du Comité de soutien aux Scouts de France en 1920, puis président de l’association et enfin premier chef scout de l’association.
    Son rôle a été limité puisqu’il est mort en 1921. C’est lui qui a proposé son successeur, Arthur Guyot d’Asnières de Salins.
    Arthur Guyot d’Asnières de Salins est entré au Comité directeur puis est devenu à son tour chef scout des Scouts de France en 1922. Très vite, il s’est imprégné de la pédagogie scoute et de l’organisation de l’association. Il a multiplié les visites dans les camps pour rencontrer les scouts et les voir vivre le scoutisme.

    Jusqu’à sa mort en 1936, il a consacré beaucoup de son temps à rencontrer, avec le chanoine Cornette, les évêques, parfois réticents devant cette « importation » d’origine anglaise et protestante ! Il n’hésitait pas à mettre dans la balance son prestige et sa connaissance du scoutisme, pour convaincre les sceptiques. A cette époque, l’accord de l’évêque était indispensable pour créer une troupe dans un diocèse ! Tertiaire dominicain, le général de Salins avait compris en profondeur la dimension catholique du scoutisme et faisait une lecture très thomiste de la Loi et des Principes. Le général Guyot d'Asnières de Salins

    En 1929, c’est à Rome qu’il est allé présenter avec succès à Pie XI, la cause du scoutisme catholique, attaqué de façon très virulente en France, en particulier à cause de la rédaction un peu ambiguë du 6eme article qui était alors formulé : le scout voit Dieu dans la nature.
    C’est à la suite de ces polémiques et pour éviter toute ambiguïté, que notre formulation actuelle a été établie : le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu.
    A sa mort, en 1936, le général de Salins a tenu à être enterré en uniforme scout.




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