« S’il plaît à Dieu, toujours ! »


Voici le résultat des travaux effectués en groupe lors de Journées Nationales Europa Scouts sur le thème d'année 2009-2010.



1. Comment vais-je traduire la notion d’engagement dans ma pédagogie ? (branche jaune)


Idées d’engagement Applications pratiques
L’engagement ne commence pas à la promesse Remise du foulard
La Promesse est un engagement pour la vie - le bon tour ou la BA quotidienne
- le chef montre l’exemple : routier ou GA
Quel engagement pour :
- les loups
- les assistants
- les sizainiers
- les parents
- les conseillers religieux
- présence de tous aux activités
- Akéla délègue à ses assistants
- faire progresser sa sizaine, valoriser la haute sizaine
- suivre la progression (assiduité, service)
- présence pour des topos, suivi spirituel des loups et des chefs

Quelques idées pour valoriser l’engagement :
    - foulard d’honneur,
    - fruits de jungle, plume de Chil,
    - flots, pas seulement au camp,
    - nom de jungle.

Principes :
    - engagement fondé sur le bon tour,
    - ne pas trop effrayer le loup par l’idée d’engagement
    - mais lui donner le goût de l’engagement par la beauté de l’acte, en préparant de belles cérémonies et en donnant l’exemple de son propre engagement dans la joie.



2. Comment vais-je traduire la notion d’engagement dans ma pédagogie ? (branche verte)

La notion d’engagement passe plus facilement lorsque les cérémonies de prise d’engagement (promesse, investiture, allégeance) sont belles et bien préparées. Ce qui est beau appelle le bon. Ainsi le scout ou la guide réalisera d’autant mieux la portée de son engagement que la cérémonie touchera sa sensibilité.
La BA reste le moyen le plus concret de vivre sa Promesse.

L’engagement est entretenu par la prise de responsabilités croissantes du scout ou de la guide (tenue des postes d’action ; participation aux CDC, CDP, CDH), des activités scoutes bien structurées (postes d’action mis en valeur par rapport au « classement » dans la patrouille) et l’exemple permanent des chefs.

L’apprentissage de l’engagement chez le scout et la guide doit être tourné vers la constitution d’une unité de vie pour l’amener à l’engagement dans la branche rouge.



3. Comment vais-je traduire la notion d’engagement dans ma pédagogie ? (branche rouge)

Dans ma vie de GA ou de routier, comment vivre mon engagement ? Mon engagement se vit selon deux axes : la fidélité et l’engagement personnel.

Fidélité :
    - participer aux activités et à leur préparation : persévérance,
    - se donner les moyens d’aller jusqu’au bout et trouver des motivations,
    - le service dans les unités pour les chefs et à l’extérieur pour l’équipe des pilotes,
    - vivre son esprit route : loi scoute, heure route, prière, angélus.

Engagement personnel :
    - progression personnelle avec l’aide du père spirituel et du parrain,
    - trouver un équilibre de vie :
            -> travailler sur soi et apprendre à se connaître,
            -> donner des axes et des objectifs à sa vie,
            -> choisir un rythme de service et de prière.

Les engagements personnels et vers les autres sont des engagements de catholiques vis-à-vis de Dieu. Le départ RS est un moyen et un chemin vers la Sainteté.



4. Comment vais-je transmettre aux parents le sens de l’engagement auquel nous allons former leurs enfants ?

    - Les parents sont tous très différents, ayant fait ou non du scoutisme. Pour cela, juste après l’inscription des nouvelles familles, il faut organiser des rencontres entre chefs et parents.
    - Les parents doivent être invités aux veillées de fin de camp, aux cérémonies d’investitures et de promesses.
    - Les parents doivent être sollicités pour s’engager eux-mêmes dans la vie du groupe, notamment au travers de l’association de groupe.
    - Les parents doivent être conscients de l’engagement bénévole des chefs pour mieux mesurer l’engagement qu’ils prennent vis-à-vis du groupe pour leurs enfants.
    - Le conseiller religieux peut être un bon relais auprès des parents.



5. Comment se traduit la notion d’engagement pour nous, les chefs ?

Je m’engage à :
    - être disponible,
    - me former,
    - transmettre,
    - m’impliquer,
    - donner l’exemple,
    - m’organiser, prévoir, déléguer.

Vis-à-vis de :
    - de Dieu : j’ai charge d’âme, je suis apôtre,
    - de mes jeunes dont la conscience se construit : appliquer la méthode scoute,
    - des parents : je suis garant de la sécurité et de la progression des enfants qu’ils me confient,
    - de l’association : je suis garant de l’application de la pédagogie et des directives, je représente l’association,
    - des autorités : je dois mettre en œuvre la réglementation que j’apprends à connaître

Je suis en service et au service de mes frères scouts, ce qui nécessite avant tout de l’humilité.



6. Comment se traduit la notion d’engagement par rapport à la vie de l’association (relations unités – association, …) ?

La notion d’engagement vis-à-vis de l’association se traduit selon trois axes.
Adhérer :
L’association des Europa Scouts est composée de tous ses adhérents qui sont de fait engagés. Il leur faut comprendre, ce qui nécessite volonté et intelligence et le souci de la conformité de l’enseignement. Puis il leur faut accepter ou discuter par un dialogue qui passe surtout par les chefs de groupe et les commissaires.
Se former :
La formation se fait au sein du groupe ou de façon personnelle mais aussi au sein de l’association au travers des week-ends de formation (CDG, CDU, assistants) et des CEP.
Transmettre :
Les valeurs des Europa Scouts (fraternité scoute, joie scoute,…) doivent être transmises à nos jeunes en leur faisant prendre conscience de l’existence de l’association nationale et, plus largement, à tous ceux qui nous regardent (exemple du comportement) : « ne pas faire du scoutisme, son scoutisme ».
Des actions participent à la vie de l’association : revue, blog, journées nationales
Conclusion :
Sans engagement pour l’association, pas d’association



7. A quels obstacles à l’engagement sommes-nous confrontés dans le monde d’aujourd’hui ?


Les obstacles majeurs à l’engagement sont l’ignorance, le manque de volonté, l’influence du monde et soi-même. L’ignorance :
    - de la définition de l’engagement,
    - des parents à propos du scoutisme,
    - des jeunes sur l’importance et la portée de l’engagement.
Le manque de volonté :
    - individualisme, égoïsme, consumérisme,
    - refus de l’effort,
    - refus de l’autorité,
    - peur des responsabilités.
L’influence du monde :
    - le respect humain,
    - la perte des valeurs,
    - les médias,
    - le plaisir,
    - la perte d’idéal.
Soi-même :
    - manque d’enthousiasme et de joie de vivre,
    - la routine.



8. Qu’apportera à nos jeunes la capacité à s’engager ?

L’engagement est la capacité à tenir ses choix dans la durée. Il y a donc une notion de temps et de liberté.
Notion de temps : la capacité à l’engagement progresse tout au long de la vie scoute : méthodes depuis le loup jusqu’au routier.
Notion de liberté : le choix se fait d’abord au sein du groupe (la meute) puis de façon personnelle.
Individuellement, pendant ses années de scoutisme, le jeune progresse et se construit. Ses qualités grandissent, sa personnalité s’affermit. Il développe les vertus de détachement, de gratuité et de service. Il apprend à faire des choix même entre deux biens pour éviter de s’éparpiller (on ne peut pas être simultanément chef scout et animateur dans une association caritative). A l’âge adulte, le scout trouve un équilibre et une unité de vie qui lui procurent légèreté et joie de vivre. Il se définit une règle de vie et une façon d’être qui le touchent dans tout son être.
Par rapport au groupe, l’individu développe solidarité et responsabilité. Ainsi, il mérite sa place dans le groupe. Une spirale vertueuse s’instaure : plus le groupe est vertueux, plus l’individu est vertueux. Le groupe en ressort plus solide.
Ainsi, en apprenant à s’engager, le jeune développe son épanouissement individuel et au sein du groupe. Toujours, il se réfère au Christ et à Marie, modèles de l’engagement de vie.



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